Pollet : “On n’a pas de passe-droit”

Les Cannois veulent continuer. Continuer de gagner, engranger des points et de la confiance. Ludovic Pollet, l’entraîneur de l’équipe fanion, est catégorique : si les Rouge & Blanc veulent jouer les premiers rôles, l’attitude compte tout autant que la performance. La qualification pour le 6ème tour de la Coupe de France ayant été obtenue dimanche dernier, cap désormais sur l’Île de Beauté…

Coach, la qualification est en poche…

C’est fait, c’était la priorité. On a mieux géré que les deux tours précédents. J’avais averti les joueurs. Cette coupe doit nous servir pour emmagasiner de la confiance, faire jouer ceux qui jouent un peu moins, et tout le monde doit faire les efforts. On avait cinq joueurs en moins par rapport à l’équipe type, mais deux en plus sur le banc. Il faut garder cette dynamique, pour que l’on prenne de la confiance et dégager des choses positives pour le prochain match et le déplacement à Ajaccio II.

Dimanche, face à Salon, et malgré les différentes circonstances, l’équipe n’a jamais cessé de jouer, c’était une consigne ?

Ce n’est pas évident de jouer face à une équipe qui crie à l’injustice, ce n’est jamais évident de trouver de la motivation pour continuer à jouer à 2 ou 3-0. Mais on a respecté l’adversaire en continuant à jouer, justement. On essaye d’être sérieux, on a imposé des règles et il faut que les joueurs s’y plient, que ce soit en gestion des soins ou l’attitude à l’entraînement. On est un club amateur mais on veut garder un coté professionnel. Si ‘on veut grandir, il faut être exigeants, on n’a pas de passe-droit.

Samedi, vous vous déplacez à Ajaccio II, c’est toujours difficile de savoir à quoi s’attendre…

On va s’attendre à belle opposition avec certainement des descentes de L2. Mais c’est à nous de grandir, d’être mature, de prendre les choses en main. On sait ce que l’on veut, on veut se donner les moyens d’atteindre les objectifs ou d’y être proche à Noël. Lors de la phase retour, on recevra huit fois et on se déplacera six fois, on aura alors fait pratiquement tous les déplacements en Corse. On n’a pas le droit avoir d’écart sur l’attitude, tout le monde doit être dans la même lignée, c’est mon discours. On est dans un train, et tout le monde reste dans le même wagon jusqu’à l’arrivée.